Auteur/autrice : Marie

  • le cycle de la vie

    Il était admis autrefois qu’il fallait ramasser les oeufs entre les deux bonnes dames, soit entre le 15 août et la fête de la Nativité début septembre. De fait, en même temps que les jours raccourcissent, les oeufs se font plus rares. Il faudra attendre quelques jours après le solstice d’hiver pour que la ponte se réactive. La ponte est fonction de la lumière. On conservait les oeufs, par exemple dans un pot en grès empli de lait de chaux, histoire d’en avoir pour les agapes de Noël.

    Dans les poulaillers industriels, pas de répit pour les volatiles (souvent assez déplumés …) : la lumière artificielle fait très bien son office, de sorte que les poules pondent toute l’année. Un nuancier spécial jaunes d’oeufs permet de choisir la couleur de son jaune. C’est beau, la vie artificielle ! Quant au marquage sur l’oeuf, 0 c ‘est bio, 1 c’est élevé en plein air, 2 élevé en bâtiment, 3 en cage. A vous de voir braves gens !

  • Les oeufs en meurette

    meurette les oeufsPetit délice parfait sur base de sauce au vin, les oeufs en meurette se servent avec des pommes vapeur et des croûtons aillés.

    Il suffit (mais là, c’est vrai que c’est un peu délicat …) de faire pocher les oeufs dans la sauce tout en les déposant rapidement de façon que le dernier ne soit pas dur quand on poche le dernier. Les oeufs doivent rester mollets. Certains les pochent à l’eau (légèrement vinaigrée pour ne pas que les oeufs « filent »).

    Hmmmh, c’est bon, les oeufs en meurette !

     

    Le fur et la mesure :

    meurette oignonsmeurette oignons lardons

    Faire fondre les oignons émincés
    Les faire blondir.

    A part, faire dorer quelques lardons de bonne composition (c’est-à-dire pas le lardon industriel qui sue par les porcs de batterie) puis les ajouter aux oignons blonds.

    meurette le vinParsemer deux-trois pincées de farine, mélanger puis mouiller d’un bon vin rouge, ajouter des aromates à votre goût, sel, poivre. Quelques gousses d’ail sont bienvenues. Laisser réduire, le temps aussi que le vin rouge s’exalte.

    Vous pouvez entretemps faire cuite des pommes de terre vapeur pour accompagner la meurette et ailler des croûtons avant de les faire griller, au four par exemple ou bien à la poêle.

    Il est temps ensuite de pocher les oeufs puis de les déposer dans un nid de sauce meurette. Du persil ciselé et Hop ! A TABLE !!!

     

     

    Enregistrer

    Enregistrer

  • La gruotte

    La gruotte, c’est le ragoût d’abats de la Saint-Cochon ou du sanglier des chasseurs. Par extension, on peut faire une gruotte d’agneau ou de chevreau (en tout cas, je n’hésite pas !)

    Il faut bien dire qu’autrefois, rien ne se jetait, tout se consommait, bien loin de la société de consommation.

    Pour faire la gruotte, je prends les rognons, le coeur et les poumons. Quoi, DU MOU ???!!! Et oui, du mou. Je débite tout ça en petits morceaux que je fais rissoler, puis je suis ensuite la recette de la sauce au vin. Je sers le tout avec des pommes de terre vapeur. Non déplaise aux fâcheux,  c’est excellent !

    Et si un jour vous avez l’occasion de goûter l’omelette au sang du repas de chasseurs…

  • La sauce au vin de Bourgogne

    Base de beaucoup de recettes bourguignonnes, la sauce au vin est un incontournable.

    Elle entre dans la composition des oeufs en meurette, de la gruotte, et même des escargots à la bourguignonne (ça change des escargots persillés). On  peut la faire aussi avec du gibier, du lapin,…

    Mais comment faire ?, misère le néophyte à qui tout semble tellement compliqué alors que tout n’est jamais qu’illusion.

    Majax, passe ton chemin! Néophyte, n’aie pas peur ! Garcimore est là qui veille, encore que ça rate, on n’en fera pas une affaire et la prochaine fois ça ira mieux!

    Prends des oignons, pèle-les et tranche-les en fines rondelles.

    Dans ton poêle, fais fondre du beurre, de l’huile de colza ou de la margarine si tu veux prendre soin de tes artères. Lorsque ça pétille, verses-y les fines rondelles à feu vif pour qu’elles dorent mais surveille pour qu’elles ne crament pas, réduis le feu le cas échéant.

    Lorsque tout s’adore, lorsque tout ça dore, ajoute des lardons (HERETIQUE !!!Ne prends pas les lardons du commerce pré-mâchés ou presque ! Au minimum tu auras acheté une barde de poitrine fumée et tu l’auras débitée de tes mains ! Déjà que le lard des cochons industriels répand une odeur de vieille sueur ou de sauge sclarée, au moins débite de toi-même …).

    Lorsqu’ils ont changé de couleur, alors saupoudre le tout d’UN PEU de farine, touille puis verse ton vin rouge. Pas besoin de prendre un grand cru mais ne prends pas un tord-boyaux non plus.

    Ajoute un bouillon cube, assaisonne avec force sel, poivre, ail frais, persil, …

    La voici la base de nombre de recettes que tu peux découvrir au fil des articles suivants.

    Bon appétit !

  • L’amandine au cassis

    Luc G., de Marcellois, dit qu’il en mangerait sur la tête d’un galeux… Boa P., de Marcellois, de façon un petit plus sommaire, déclare tout simplement (je cite dans le texte) : « P’…, c’est bon, ça ! ».

    La cuisine, c’est une grande illusion.

    Prenez une pâte brisée que vous aurez faite vous-même. (Sabler 250g de beurre en petits morceaux avec 500 g de farine. Sabler, c’est juste écraser le beurre avec la farine jusqu’à qu’il n’y ait plus de beurre visible mais une espèce de sable. Ajouter 125g d’eau ou 12.5 cl,  touiller, former en boule et hop ! c’est une pâte brisée, dites donc ! il n’y a plus qu’à la laisser reposer une heure ou deux. A la place de l’eau, on peut faire du fromage blanc.)

    Pour l’amandine au cassis, on prend déjà du cassis, c’est pas mal.

    On le dépose sur la pâte étendue sur une tôle à tarte.

    On répand un appareil composé de crème, d’oeufs, de sucre, d’amande en poudre et d’un soupçon d’arôme d’amande amère. On teste au goût.

    On fait cuire jusqu’à ce que le dessus dore et voilà. A déguster froid !

    amandine au cassis2

    Enregistrer

  • Les Knepfle, petit délice sans prétention

    Ne paie pas de gueule mais réjouit les convives tout d’abord interloqués (et encore, c’est un euphémisme …)

     

    A déguster dorés à la poêle, avec des questches au sirop, avec de la compote de pommes ou tout simplement avec du sucre comme mon frère les préfère !

    Comment faire des knepfle ?

    Il faut :

    de la farine- 250 g, 2 oeufs, du beurre pour les knepfle du dimanche, un soupçon de sel, du fromage blanc, du lait ou de l’eau jusqu’à obtenir une pâte épaisse mais pas trop.  La consistance doit ressembler à de la pâte à choux.

    Pendant ce temps-là, faites bouillir de l’eau en quantité dans une marmite.

    Lorsque tout est bien mélangé et que l’eau bout, on prend une petite cuillère de pâte qu’on plonge dans l’eau bouillante. La knepfle tombe au fond de l’eau et remonte quand elle est cuite. On la prend avec une écumoire et on la verse dans une passoire. Naturellement, on peut faire faire plusieurs knepfle à la fois.

    Quand toutes les knepfle sont cuites, on les fait rissoler avec du beurre dans une poêle. Il faut les manger chaudes, soit salées, soit sucrées.

    On peut aussi faire des knepfle de foie en accompagnement du lapin et autres.

  • La recette des quenelles de moelle – Markknepfle

     

    Moi, j’aime pas la moelle…

    Mais alors, les quenelles de moelle, wouaza, c’est une explosion de saveurs en bouche ! Je les sers en accompagnement d’un pot-au-feu (Fleischsupp) ou simplement avec un bouillon de légumes.

    C’est tellement facile que c’en est écoeurant … Je prends deux os à moelle crus que j’évide, j’écrase la moelle dans un bol avec une fourchette, je rajoute de la chapelure, un peu de farine, de l’échalote hachée finement, de la ciboulette itou, de l’ail, du persil, je rectifie l’assaisonnement avec du sel, du poivre et un brin de muscade, je laisse un peu reposer (la chapelure et la farine gonflent), je vérifie la texture (il faut pouvoir former des boules…), je forme des boules avec les doigts dans le creux de la paume, je les dépose une à une pieusement dans une assiette et je les fais pocher dans mon bouillon.

    Pour les quantités d’échalote etc, petit à petit, vous verrez selon votre goût.

    Comme pour les knepfle, les convives sont d’abord un peu circonspects mais c’est tellement bon !!!

  • Le Malakoff aux biscuits roses de Reims et à la fleur de bière

    Habile croisement entre le Malakoff de mon arrière-grand-mère Charlotte de Champagne et de l’Alsace de ma grand-mère Hélène