Auteur/autrice : Marie

  • Une histoire de terroir

    J’aime cuisiner.

    De bons ingrédients, une touche d’amour et le tour est joué.

    Un peu de savoir-faire, aussi, héritage familial d’Alsace, de Franche-Comté et de ma Bourgogne natale. Le pain aux oeufs de Château-Chalon est quand-même rudement similaire à la crème renversée de Boux-sous-Salmaise ou de chez ma grand-mère mais n’a rien à voir avec le stupide Flanby ! Ici le coq au vin n’est pas en boîte, ni le gratin dauphinois. Le boeuf bourguignon fond dans la bouche et ne résiste pas façon Vercors, voyez. Le ragoût de mouton n’est plus seulement le plat du pauvre mais un petit jésus en culotte de velours.

    Ici vous ne trouverez pas de poulets polyphosphatés (d’abord c’est pas bon, ah non !). Je sers à table principalement NOS produits, cultivés au jardin et au verger. Je prends mes autres  produits chez des éleveurs souvent amis, dont je suis sûre des pratiques et de la qualité du goût des produits.

    La viande de boeuf vient de la Ferme de Lignières à Beurizot, au coeur de l’Auxois, chez Emilie et Brian Jeannin  ou de chez Laurence à Maisons-aux-Moines, hameau de Saint-Thibault. Le mouton vient de chez nous.

    Les fromages sont souvent de chez Sarah Brocard, à Sainte-Colombe-en-Auxois, parfois de chez Thomas Maurice, à Aubaine, pour les chèvres, de chez Sylvie Dubreuil à Braux ou de la Ferme du Colombier à Saint-Prix-lès-Arnay pour les vaches.

    Les tisanes bio sont élaborées par Chloé à Saint-Agnan, dont l’entreprise familiale porte le nom merveilleux de Dandelion, l’ancien nom du pissenlit.

    Encore faut-il avoir le temps d’y aller …

    Regardez mes fiches recettes : le savoir-faire est meilleur s’il est partagé.

  • Crudités fleuries

    crudités fleuriesVoilà fleurissent au sol d’éclatantes étoiles bleues, c’est la bourrache, petite merveille mathématique de la Nature, et la capucine, que les Allemands appellent « Kapuziner Kresse », le cresson des Capucins.

     

    Tout se mange dans la capucine : les feuilles en salade, les sommités défleuries se conservent en câpres, quant aux fleurs, elles accompagnent joliment une salade, explosion rouge, jaune, crème, sur une laitue verte, sur un pâle concombre, et même sur un betacarotène de bon allant !carottes souci bourrache

     

    Le souci, calendula autrement dit, se parsème en pétales. De simples crudités composent une toile d’artiste alléchant !concombres betteraves soucis bourrache

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  • MANGEZ DES FLEURS… OUI MAIS PAR LA RACINE ! LE DAHLIA

    Bientôt, sous vos yeux éblouis, n’écoutant que son courage scientifique, la Maison Poupon, moi en l’occurrence, va procéder à une expérimentation d’importance. Le risque est mesuré… j’espère !
    2013 n’a pas été une bonne année pour le jardin. Les navets sont petits, le rutabaga, de toute façon chez moi reste à l’état de racine, bref, pas le top… (sauf pour les taupes, aaah, les taupes, c’est top ).
    Par contre, avec les gelées, il convient d’arracher les dahlias. Là, ils sont plantureux ! Au moins doublés de taille ! Si au moins on pouvait les manger …
    Les idées saugrenues étant souvent moins sottes que grenues (Bonjour à toi, mon ami François !), j’ai fait des recherches sur le vaste houèbe. Figurez-vous que les Aztèques consommaient les dahlias comme tubercules. Nous avons à peu près exterminé les Aztèques mais grâce soit rendue au bon colon, nous avons exploité les plantes à défaut d’el dorado en pièces sonnantes et trébuchantes.
    Par exemple la tomate, la pomme de terre, le maïs. Et le dahlia. Qui ne s’appelait pas « dahlia » comme Monsieur Dahl, mais Acoco-xochitl.
    Il faut les consommer jeunes, les vieux étant trop fibreux. Ils sont toujours utilisés en soupes, purées etc… au Mexique. Dans les pharmacopées précolombiennes du Mexique central, du Yucatan et du Guatemala, les tubercules sont dits riches en fibres, en valeurs nutritives et en insuline, leur peau contiendrait des composés antibiotiques concentrés, ils sont recommandés aux diabétiques, et consommer pour réduire les risques du cancer du colon. (source http://nature.jardin.free.fr/)
    Je vais essayer pour vérifier ce petit goût d’artichaut comme les topinambours. Nous sommes le 16 novembre. Si le site ne bouge plus… C’est que j’ai trop mangé de dahlias !!!
    Nota : ce site n’a pas bougé depuis un moment. Pourtant ce n’est pas la faute des dahlias. Ceci, le dahlia, il vaut mieux le regarder que le manger : pour moi, c’est pô bon !

  • DES ABEILLES ET DES HOMMES, MORE THAN HONEY

    Le cinéma rural propose ce superbe documentaire du suisse Markus Imhoof. Allez-y ! Juste une vingtaine de pélerins dans la salle multimédia de Vitteaux (moi qui avais peur d’arriver en retard et de trouver la salle comble…). 50% à 90% des abeilles ont disparu en 15 ans. En Chine, bon ,en même temps ça crée de l’emploi, la pollinisation est manuelle : Mao ayant interdit à grand renfort de insecticides les oiseaux qui mangeaient les semences, il n’y a plus d’abeilles. Une espérance : des abeilles plus résistantes, africanisées (c’est leur nom), qui supplantent les abeilles malades et font leur miel.
    Mon commentaire : la fonte de la banquise, c’est bon pour l’économie parce qu’on va pouvoir accéder à de nouvelles réserves de pétrole. Le miel industriel, c’est top parce que ça fait du pognon (Honey is money). Etc… Les grands décideurs seraient-ils prêts à signer un manifeste pour dire qu’ils ne se reconnaissent aucune responsabilité pour les générations futures ? Devant l’Histoire (ils aiment laisser une trace de leur vie mortelle), auraient-ils ce courage ?
    Les dangers de l’amiante sont connus depuis les années 60.
    René a monté son bâtiment agricole en 1992. Le toit est en fibrociment (amiante). Le diagnostic a été fait vers 2007. Nous sommes responsables de l’éventuel chantier de désamiantage et du stockage final du produit. Est-ce bien normal ?

    Il me semble facile de porter l’unique responsabilité vers « les autres ». Et moi, où est ma part de responsabilité ?