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  • La saumure de la Marraine Jeanne

    PREPARONS L’HIVER
    Une recette que nous appelons joliment « la saumure de Marraine Jeanne » et dont je me plais à imaginer qu’elle provient du fond des âges familiaux, la marraine Jeanne ayant passé beaucoup de temps à Montmahoux auprès de la tante Flore. Au temps où la stérilisation n’existait pas, les conserves au sel permettaient de passer l’hiver, comme le cochon (ne dit-on pas « un hiver de cochon » ??? Non, on ne le dit pas. Par contre, on conservait le cochon au saloir. Bon, cette recette : 1 kilo de poireaux, 1 kilo d’oignons, 1 kilo de tomates, 500 g de feuilles de céleri, 500 g de persil, 800 g à 1 kilo de gros sel, le tout haché menu (sauf le gros sel, ça va sans dire) et mettre en bocal. Boucher soigneusement. Attention, si on met le mélange dans les pots à vis, le sel corrode le métal. Je privilégie des bocaux type « Le Parfait », en recyclant des rondelles de caoutchouc usagées marqués d’un point. Je stocke au frais. On se sert de saumure à raison d’une cuiller à soupe avec des pommes de terre pour un potage de deux personnes. J’en mets aussi dans mes préparations pour remplacer le bouillon cube. Ici, on appelle la livèche, ou céleri perpétuel, « herbe à Maggi », il doit bien y avoir un lien ! Et surtout, cette recette permet de garder la mémoire de la Marraine Jeanne !
  • Crudités fleuries

    crudités fleuriesVoilà fleurissent au sol d’éclatantes étoiles bleues, c’est la bourrache, petite merveille mathématique de la Nature, et la capucine, que les Allemands appellent « Kapuziner Kresse », le cresson des Capucins.

     

    Tout se mange dans la capucine : les feuilles en salade, les sommités défleuries se conservent en câpres, quant aux fleurs, elles accompagnent joliment une salade, explosion rouge, jaune, crème, sur une laitue verte, sur un pâle concombre, et même sur un betacarotène de bon allant !carottes souci bourrache

     

    Le souci, calendula autrement dit, se parsème en pétales. De simples crudités composent une toile d’artiste alléchant !concombres betteraves soucis bourrache

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  • DES ABEILLES ET DES HOMMES, MORE THAN HONEY

    Le cinéma rural propose ce superbe documentaire du suisse Markus Imhoof. Allez-y ! Juste une vingtaine de pélerins dans la salle multimédia de Vitteaux (moi qui avais peur d’arriver en retard et de trouver la salle comble…). 50% à 90% des abeilles ont disparu en 15 ans. En Chine, bon ,en même temps ça crée de l’emploi, la pollinisation est manuelle : Mao ayant interdit à grand renfort de insecticides les oiseaux qui mangeaient les semences, il n’y a plus d’abeilles. Une espérance : des abeilles plus résistantes, africanisées (c’est leur nom), qui supplantent les abeilles malades et font leur miel.
    Mon commentaire : la fonte de la banquise, c’est bon pour l’économie parce qu’on va pouvoir accéder à de nouvelles réserves de pétrole. Le miel industriel, c’est top parce que ça fait du pognon (Honey is money). Etc… Les grands décideurs seraient-ils prêts à signer un manifeste pour dire qu’ils ne se reconnaissent aucune responsabilité pour les générations futures ? Devant l’Histoire (ils aiment laisser une trace de leur vie mortelle), auraient-ils ce courage ?
    Les dangers de l’amiante sont connus depuis les années 60.
    René a monté son bâtiment agricole en 1992. Le toit est en fibrociment (amiante). Le diagnostic a été fait vers 2007. Nous sommes responsables de l’éventuel chantier de désamiantage et du stockage final du produit. Est-ce bien normal ?

    Il me semble facile de porter l’unique responsabilité vers « les autres ». Et moi, où est ma part de responsabilité ?

  • le cycle de la vie

    Il était admis autrefois qu’il fallait ramasser les oeufs entre les deux bonnes dames, soit entre le 15 août et la fête de la Nativité début septembre. De fait, en même temps que les jours raccourcissent, les oeufs se font plus rares. Il faudra attendre quelques jours après le solstice d’hiver pour que la ponte se réactive. La ponte est fonction de la lumière. On conservait les oeufs, par exemple dans un pot en grès empli de lait de chaux, histoire d’en avoir pour les agapes de Noël.

    Dans les poulaillers industriels, pas de répit pour les volatiles (souvent assez déplumés …) : la lumière artificielle fait très bien son office, de sorte que les poules pondent toute l’année. Un nuancier spécial jaunes d’oeufs permet de choisir la couleur de son jaune. C’est beau, la vie artificielle ! Quant au marquage sur l’oeuf, 0 c ‘est bio, 1 c’est élevé en plein air, 2 élevé en bâtiment, 3 en cage. A vous de voir braves gens !