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Ne paie pas de gueule mais réjouit les convives tout d’abord interloqués (et encore, c’est un euphémisme …)
A déguster dorés à la poêle, avec des questches au sirop, avec de la compote de pommes ou tout simplement avec du sucre comme mon frère les préfère !
Comment faire des knepfle ?
Il faut :
de la farine- 250 g, 2 oeufs, du beurre pour les knepfle du dimanche, un soupçon de sel, du fromage blanc, du lait ou de l’eau jusqu’à obtenir une pâte épaisse mais pas trop. La consistance doit ressembler à de la pâte à choux.
Pendant ce temps-là, faites bouillir de l’eau en quantité dans une marmite.
Lorsque tout est bien mélangé et que l’eau bout, on prend une petite cuillère de pâte qu’on plonge dans l’eau bouillante. La knepfle tombe au fond de l’eau et remonte quand elle est cuite. On la prend avec une écumoire et on la verse dans une passoire. Naturellement, on peut faire faire plusieurs knepfle à la fois.
Quand toutes les knepfle sont cuites, on les fait rissoler avec du beurre dans une poêle. Il faut les manger chaudes, soit salées, soit sucrées.
On peut aussi faire des knepfle de foie en accompagnement du lapin et autres.
Moi, j’aime pas la moelle…
Mais alors, les quenelles de moelle, wouaza, c’est une explosion de saveurs en bouche ! Je les sers en accompagnement d’un pot-au-feu (Fleischsupp) ou simplement avec un bouillon de légumes.
C’est tellement facile que c’en est écoeurant … Je prends deux os à moelle crus que j’évide, j’écrase la moelle dans un bol avec une fourchette, je rajoute de la chapelure, un peu de farine, de l’échalote hachée finement, de la ciboulette itou, de l’ail, du persil, je rectifie l’assaisonnement avec du sel, du poivre et un brin de muscade, je laisse un peu reposer (la chapelure et la farine gonflent), je vérifie la texture (il faut pouvoir former des boules…), je forme des boules avec les doigts dans le creux de la paume, je les dépose une à une pieusement dans une assiette et je les fais pocher dans mon bouillon.
Pour les quantités d’échalote etc, petit à petit, vous verrez selon votre goût.
Comme pour les knepfle, les convives sont d’abord un peu circonspects mais c’est tellement bon !!!
Par temps d’hiver, c’est un vrai bonheur de se réchauffer en partageant un bon pot au feu. Je l’agrémente dans la tradition familiale avec des quenelles de moelle que je fais de mes petits doigts.
Les morceaux de pot au feu sont les viandes à bouillir (jarret, plat de côtes, joue, queue, …) mais j’aime bien aussi parfois faire un pot de feu « maigre » avec du bourguignon etc…
En règle générale, pour exprimer le gras, il faut cuire à viande à l’eau froide. Si on la veut moins grasse, on la trempe dans l’eau chaude. En tout cas, c’est comme ça que j’ai appris. J’ajoute un gros oignon piqué de clous de girofle (juste pour éviter d’avoir des clous de girofle partout), des baies de genièvre, du poivre et du sel. Et aussi des carottes du jardin (qui sont bien meilleures de les carottes du commerce et pas du tout insipides), du poireau, du céleri, des navets, des pommes de terre. Je laisse cuire au moins une heure et demi à l’autocuiseur. Et hop, c’est prêt ! Juste le temps d’éplucher des légumes, la ménagère organisée peut ainsi faire plein d’autres choses pendant la cuisson !
Pour les quenelles de moelle, je vous donne la recette dans un autre article intitulé de façon savamment originale « les quenelles de moelle ». Etonnant, non ? et surtout, qu’est-ce que c’est bon !